Faut-il acheter l’action Kering en 2026 ?

Dernière mise à jour : 07 juillet 2026

Faut-il acheter l'action Kering en 2026 ?

Faut-il acheter l’action Kering en 2026 ? La question est légitime et la réponse n’est pas simple. D’un côté : Gucci encore en recul (-14 % en publié au T1 2026), un dividende coupé, un titre qui a perdu une large part de sa valeur depuis ses sommets. De l’autre : un nouveau directeur général venu de Renault, Demna toujours aux commandes créatives de Gucci, une joaillerie qui affiche des records, et un plan stratégique chiffré présenté en avril. Voici mon analyse complète, données vérifiées au 19 juin 2026.

L’action Kering (EPA : KER, ISIN FR0000121485) évolue autour de 268 euros en juin 2026 sur Euronext Paris, en net rebond depuis son plus bas de 172 euros sur un an, mais toujours loin de son plus haut de 354 euros. Le titre est éligible au PEA. Son assemblée générale s’est tenue le 28 mai 2026 et a approuvé le dividende ainsi que le plan ReconKering.

L’essentiel sur l’action Kering · Juin 2026
  • Cours : ~268 € (juin 2026) · Capitalisation ~33 Mds€
  • ISIN : FR0000121485 · Ticker : KER (Euronext Paris)
  • 52 semaines : Haut ~354 € · Bas ~172 €
  • Dividende 2025 : 4,00 € (3,00 € ordinaire + 1,00 € exceptionnel lié à la cession Beauté) · Solde ordinaire 1,75 € détaché le 2 juin 2026
  • Résultats 2025 : CA 14,7 Mds€ (-10 % comparable) · Résultat net part du Groupe 72 M€ · BNA récurrent 4,34 €
  • T1 2026 : CA Groupe 3 568 M€ (stable en comparable) · Gucci 1 347 M€ (-14 % / -8 %) · Kering Jewelry +22 % comparable (record)
  • CEO : Luca de Meo (depuis septembre 2025, ex-Renault)
  • Plan stratégique : ReconKering · Capital Markets Day du 16 avril 2026 à Florence
  • Éligible PEA : ✅ Oui

Cours de l’action Kering en direct

Cours action Kering · Euronext Paris
Kering S.A. (EPA : KER)
KER
EUR
Ouverture
Volume
52 sem. haut
52 sem. bas
Capitalisation
Dividende 2025
4,00 €
BNA récurrent 2025
4,34 €
Éligible PEA
✅ Oui
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Kering en chiffres : données vérifiées juin 2026

Logo Kering

Toutes les données ci-dessous sont vérifiées depuis les communiqués officiels Kering (résultats 2025 du 10 février, chiffre d’affaires T1 2026 du 14 avril, Capital Markets Day du 16 avril), Euronext et le consensus FactSet au 19 juin 2026.

Ticker Euronext
KER
ISIN
FR0000121485
Cours juin 2026
~268 €
Capitalisation
~33 Mds€
52 sem. haut
~354 €
52 sem. bas
~172 €
CA 2025
14,7 Mds€ (-10 % comp.)
Résultat net 2025 (part Groupe)
72 M€
BNA récurrent 2025
4,34 €
Marge op. courante 2025
11,1 %
Dette nette fin 2025
8,0 Mds€
Dividende 2025
4,00 € (dont 1,00 € except.)
Détachement solde ordinaire
2 juin 2026
Gucci T1 2026
-14 % publié / -8 % comp.
Kering Jewelry T1 2026
+22 % comp. (record)
CEO
Luca de Meo · Depuis septembre 2025 · Ex-PDG Renault
Plan stratégique
ReconKering · Capital Markets Day · 16 avril 2026 · Florence
Éligible PEA
✅ Oui
Indice
CAC 40 · Euro Stoxx 50

Faut-il acheter l’action Kering en 2026 ? Mon verdict

Kering traverse une crise. Ce n’est pas une opinion, c’est un fait documenté : Gucci recule depuis plusieurs trimestres, le résultat net 2025 est tombé à 72 millions d’euros, et le dividende a été coupé. Après un plus bas à 172 euros, le titre est toutefois remonté autour de 268 euros, porté par l’espoir suscité par le plan de Luca de Meo. La vraie question n’est donc pas de savoir si Kering traverse une mauvaise passe. Elle est de savoir si le redressement engagé justifie déjà le rebond du cours, ou s’il reste du potentiel.

Arguments pour acheter
📉
Un bilan nettement renforcé. Les cessions de Kering Beauté (près de 4 Mds$) et d’actifs immobiliers à Paris, New York et Milan ont ramené la dette nette à 8 milliards d’euros fin 2025, en baisse de 2,5 milliards sur un an. Le groupe finance sa transformation sans pression de bilan.
🏛️
Luca de Meo, un opérateur éprouvé. L’homme qui a redressé Renault en deux ans avec une rigueur industrielle reconnue prend les rênes. Ce n’est pas un financier : c’est quelqu’un qui sait réorganiser un groupe automobile complexe multi-marques.
💎
La joaillerie cartonne. Kering Jewelry affiche +22 % en comparable au T1 2026 : un record. Pomellato, Boucheron et Qeelin prouvent que le groupe a des actifs en forte croissance en dehors de Gucci.
🎨
Demna Gvasalia chez Gucci : un catalyseur de rupture. Le directeur artistique de Balenciaga pendant dix ans prend les commandes créatives de Gucci. Son premier défilé automne 2026 sera un test décisif. Si la collection crée l’événement, la perception du titre change en quelques jours.
📊
Eyewear et amélioration séquentielle. Kering Eyewear affiche +7 % en comparable au T1 2026 (record), et Bottega Veneta, Saint Laurent et Balenciaga enregistrent toutes une amélioration séquentielle par rapport au T4 2025.
Arguments pour attendre
👜
Gucci recule encore fortement. Avec 1,347 milliard d’euros de revenus au T1 2026 (-14 % en publié, -8 % en comparable), Gucci continue de peser sur les comptes. Le Groupe prévoit au moins 100 fermetures de boutiques en 2026, après 75 en 2025, en grande partie chez Gucci.
💸
Dividende coupé et en normalisation. Kering verse 4,00 euros au titre de 2025, dont 1,00 euro exceptionnel adossé à la cession de Kering Beauté. La nouvelle politique ReconKering vise un taux de distribution d’environ 50 % du résultat net récurrent : le dividende dépendra désormais directement du redressement des résultats.
🌏
Exposition Chine très élevée. Kering dépend fortement du consommateur chinois haut de gamme. Le ralentissement de la consommation de luxe en Asie-Pacifique est structurel, pas conjoncturel, et pèse directement sur les revenus Gucci.
Le redressement prendra du temps. Luca de Meo est en poste depuis septembre 2025 seulement. Demna Gvasalia n’a pas encore présenté de collection Gucci. Le marché attendra plusieurs trimestres de preuves concrètes avant de réévaluer le titre.
📆
Le titre a déjà fortement rebondi. À 268 euros, l’action est remontée de plus de 50 % depuis son plus bas de 172 euros. L’objectif de cours médian des analystes (environ 282 euros) ne laisse qu’un potentiel limité à court terme : une grande partie de l’espoir de redressement est déjà dans le cours.
Le verdict Finance&Co, par Jeremy Hochwelker Kering est une valeur de conviction, pas une valeur d’opportunité rapide. Les actifs de la joaillerie et d’Eyewear prouvent que le groupe a de la valeur au-delà de Gucci, et Luca de Meo est le bon profil pour une transformation de cette ampleur. Mais le titre a déjà bien rebondi, le redressement de Gucci prendra au minimum 18 à 24 mois, et l’objectif médian des analystes (environ 282 euros) laisse peu de marge à court terme. La stratégie adaptée reste le DCA progressif : entrer par petites tranches étalées sur plusieurs mois, sans surpayer le rebond, avec un horizon de 3 à 5 ans. Pour les investisseurs qui veulent s’exposer au luxe sans le risque spécifique Kering, les meilleurs ETF PEA incluent Kering dans leur composition via le CAC 40.

ReconKering : le plan stratégique de Luca de Meo

Kering Capital Markets Day ReconKering Florence 16 avril 2026 - Plan stratégique Luca de Meo

Le 16 avril 2026, à Florence, Luca de Meo a présenté devant les analystes et investisseurs institutionnels le plan « ReconKering ». C’est le document le plus important pour comprendre la thèse d’investissement à moyen terme. Ce n’est pas un plan de communication : c’est une feuille de route opérationnelle et financière précise.

Gucci : fermetures et recentrage
Au moins 100 fermetures de points de vente prévues en 2026 au niveau du Groupe, après 75 en 2025, dont une large part chez Gucci. Objectif : recentrer la distribution sur les emplacements les plus rentables et restaurer la désirabilité par la rareté.
Demna Gvasalia, directeur artistique
Le créateur de Balenciaga pendant dix ans prend les commandes créatives de Gucci. Premier défilé automne 2026. C’est le pari créatif central du plan : un choc esthétique pour repositionner Gucci dans l’ultra-désirable.
Joaillerie comme relais de croissance
Boucheron, Pomellato et Qeelin affichent une croissance organique à deux chiffres. Kering investit dans ce segment pour réduire la dépendance structurelle à Gucci et diversifier les sources de revenus premium.
Objectifs financiers chiffrés
Plus que doubler la marge opérationnelle courante (11,1 % en 2025) à moyen terme, un ROCE supérieur à 20 %, un Capex de 5 à 6 % du chiffre d’affaires, et un dividende ciblant un taux de distribution d’environ 50 % du résultat net récurrent.
Saint Laurent et Bottega Veneta
Ces deux maisons affichent une amélioration séquentielle au T1 2026. Le plan prévoit de les positionner comme les prochains moteurs de croissance du groupe une fois Gucci stabilisé.
Kering Eyewear, actif sous-estimé
+7 % en comparable au T1 2026, record absolu de revenus. Eyewear est devenu un contributeur significatif et rentable. Luca de Meo le considère comme un axe de développement autonome à accélérer.

Le plan suit une séquence claire en trois temps : un « Reset » d’ici fin 2026 (discipline financière, efficacité opérationnelle, clarté stratégique), un « Rebuild » d’ici fin 2028 (retour à une croissance durable et amélioration des marges), puis un « Reclaim » d’ici fin 2030 (reconquête du leadership). Avant ReconKering, le titre était une valeur en dérive sans cap clair. Depuis le 16 avril, la direction a montré qu’elle avait identifié les problèmes, choisi les bonnes priorités et fixé des objectifs chiffrés. C’est ce type de clarification stratégique qui déclenche les réévaluations progressives par les analystes.

Point d’attention : Un plan stratégique n’est pas une garantie. La réussite de ReconKering repose sur deux paris difficiles à évaluer : la capacité de Demna Gvasalia à réinventer Gucci, et la capacité de Luca de Meo à exécuter une transformation culturelle dans un groupe de maisons de luxe familiales. Les deux sont plausibles, aucun n’est certain.

Résultats Kering T1 2026 : Gucci résiste moins bien que prévu

Kering a publié ses résultats du premier trimestre 2026 le 14 avril 2026. La réaction du marché a été immédiate et sévère : le titre a chuté de 10 % en séance le lendemain. Voici ce que les chiffres disent réellement.

DivisionT1 2026Variation publiéeVariation comparable
Mode & Maroquinerie (total)2,852 Mds€-9 %-3 %
Gucci1,347 Md€-14 %-8 %
Saint LaurentAmélioration séquentielle
Bottega VenetaAmélioration séquentielle
BalenciagaAmélioration séquentielle
Kering Jewelry269 M€+14 %+22 % (record)
Kering Eyewear489 M€+3 %+7 % (record)

Le tableau est contrasté. Gucci, qui pèse environ 40 % du chiffre d’affaires du groupe mais près de 60 % de son résultat opérationnel, recule plus fort que ce que le consensus attendait : le retail Gucci affiche -9 % en comparable. En parallèle, la joaillerie et Eyewear affichent des records absolus de revenus, preuve que la diversification du groupe commence à produire ses effets.

Ce qu’en pensent les analystes

En mars 2026, HSBC est repassée à l’achat sur Kering, dans une note qui marquait un regain d’optimisme sur l’ensemble du luxe. La banque estime que les excès de prix passés (la « greedflation ») et le manque de créativité, qui ont pesé sur le secteur, sont en voie de résolution, et que le marché américain restera le premier contributeur à la croissance du luxe en 2026.

Sur Kering spécifiquement, HSBC avance trois arguments : les fermetures de boutiques n’auront pas d’impact significatif sur les comptes 2026, Gucci (environ 40 % du chiffre d’affaires mais 60 % du résultat opérationnel) devrait renouer avec une croissance d’environ 4 % sur l’année grâce à une accélération au second semestre, et le Capital Markets Day d’avril constituait un catalyseur pour l’action. Un avis à mettre en regard du consensus global, plus prudent, dont l’objectif médian se situe autour de 282 euros.

Fermetures de boutiques : Au moins 100 fermetures de points de vente sont prévues en 2026 au niveau du Groupe (après 75 en 2025), en grande partie chez Gucci, dans le cadre du plan ReconKering. Ces fermetures pèseront mécaniquement sur les revenus publiés des prochains trimestres, mais sont volontaires et visent à restaurer la désirabilité des marques.

Performance annuelle de l’action Kering (KER) · 2020-2025

En euros, dividendes non réinvestis. Source : Yahoo Finance. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Les catalyseurs à surveiller en 2026

Kering est une valeur événementielle : le premier défilé Demna Gvasalia et chaque publication de résultats peuvent faire bouger le cours de 5 à 15 % en une seule séance. Voici le calendrier des événements décisifs.

DateÉvénementCe qu’il faut surveillerImpact potentiel
Automne 2026Premier défilé Demna Gvasalia chez GucciRéaction presse, réseaux sociaux, acheteursTrès élevé
Juillet 2026Résultats S1 2026Rythme de stabilisation Gucci, joaillerie, EyewearÉlevé
Oct./Nov. 2026Résultats T3 2026Premier impact commercial des fermetures de boutiquesÉlevé
Fév. 2027Résultats annuels 2026Trajectoire dividende 2027, guidance GucciTrès élevé

Scénarios de cours à 12 et 24 mois

ScénarioHypothèse principaleCours indicatif 12 moisCours indicatif 24 mois
OptimisteDéfilé Demna crée l’événement, Gucci se stabilise, joaillerie confirme300-340 €380-420 €
CentralRedressement progressif, Gucci toujours en baisse en 2026240-280 €280-320 €
DéfavorableGucci accélère sa baisse, dividende recoupé, crise de confiance180-220 €160-200 €
Important : Ces scénarios sont des projections indicatives basées sur les données disponibles au 25 mai 2026. Ils ne constituent pas des prévisions garanties ni des conseils en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Les forces et les risques de l’action Kering

Les facteurs qui peuvent faire remonter le cours

Un portefeuille de maisons iconiques irremplaçables

Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, Boucheron, Pomellato. Ces marques ont toutes mis des décennies à construire leur désirabilité. Elles ne disparaissent pas parce qu’un ou deux trimestres sont difficiles. C’est l’actif sous-jacent que le cours actuel valorise à prix de liquidation.

Luca de Meo : le bon homme pour la transformation

En moins de trois ans chez Renault, il a restructuré le groupe, redressé les marges, lancé Ampere et convaincu les marchés. Kering n’est pas Renault, mais la logique est la même : un groupe multi-marques avec des actifs solides et une gouvernance à revoir. C’est exactement sa spécialité.

La joaillerie comme relais de croissance sous-valorisé

Kering Jewelry affiche +22 % en comparable au T1 2026, un record absolu. Boucheron et Pomellato gagnent des parts de marché face à Cartier et Van Cleef. Ce segment, qui contribue encore marginalement aux revenus du groupe, pourrait devenir un moteur significatif d’ici 2027-2028.

Des premiers signaux de stabilisation

Au T1 2026, le chiffre d’affaires du Groupe est stable en comparable, et l’Amérique du Nord de Gucci progresse de 8 %, première confirmation que le repositionnement commence à porter. Les précédents historiques dans le luxe (Burberry, Coach) montrent que les redressements de marques iconiques sous bonne direction produisent des réévaluations rapides et significatives.

Les facteurs qui freinent le redressement

Gucci : une restructuration longue et incertaine

Fermer une centaine de points de vente, changer de directeur artistique et repositionner une marque de cette taille est une opération qui prend minimum trois à cinq ans. Pendant toute cette période, les revenus Gucci resteront sous pression et pèseront sur les résultats consolidés du groupe.

Un dividende en cours de normalisation

Le dividende a déjà été coupé, et la nouvelle politique ReconKering cible un taux de distribution d’environ 50 % du résultat net récurrent. Le dividende exceptionnel de 1,00 euro au titre de 2025 est ponctuel, lié à la cession de Kering Beauté : il ne faut pas le considérer comme récurrent. La trajectoire de dividende dépendra désormais directement du redressement des résultats.

La Chine ne va pas s’améliorer rapidement

La consommation de luxe en Chine est structurellement en ralentissement depuis 2022. Les autorités chinoises ont durci les règles sur l’affichage de richesse. Gucci, qui dépend fortement de ce marché, n’en bénéficiera pas d’un rebond rapide de la demande locale.

Le pari Demna peut ne pas fonctionner

Le directeur artistique qui a fait la grandeur de Balenciaga pourrait ne pas être la bonne personnalité créative pour Gucci. Ce sont deux codes esthétiques très différents. Si le premier défilé automne 2026 ne convainc pas la presse et les acheteurs, la perception du titre sera de nouveau négativement impactée.

Kering vs LVMH vs Hermès : comparatif des géants du luxe français

IndicateurKeringLVMHHermès
Capitalisation~33 Mds€~244 Mds€~182 Mds€
ProfilTurnaround · risque élevéLeader diversifiéPremium défensif
Dividende 20264,00 € (coupé)Stable, couverture solideRendement faible mais sûr
Dépendance à une marqueÉlevée (Gucci ~40 % du CA, ~60 % du résultat op.)Faible (diversifié)Une seule marque, mais ultra-premium
Exposition ChineÉlevéeSignificativeSignificative
Éligible PEA✅ Oui✅ Oui✅ Oui
Potentiel de rebondÉlevé si redressementModéréFaible (déjà très valorisée)

Kering est objectivement le pari le plus risqué des trois mais aussi le seul qui offre un potentiel de rebond asymétrique significatif. LVMH est le choix de la stabilité et de la diversification : avec 75 marques réparties sur six divisions, le risque spécifique à une marque est limité. Hermès est la valeur défensive par excellence dans le luxe, mais se paye à des multiples qui limitent mécaniquement son potentiel de hausse. Pour un investisseur qui accepte la volatilité et vise un horizon de 3 à 5 ans, Kering est le seul des trois où le rapport risque/rendement est asymétrique en faveur de l’acheteur aujourd’hui.

Pour les investisseurs qui préfèrent une exposition diversifiée au luxe français sans risque spécifique, une position dans un ETF CAC 40 éligible PEA inclut les trois groupes simultanément.

Sur le plan du cours, l’action Kering a fortement rebondi depuis son plus bas de 172 euros pour évoluer autour de 268 euros, sans pour autant retrouver ses niveaux d’il y a quelques années. Sur une valeur encore volatile et en plein redressement, je ne cherche pas à anticiper le prochain mouvement : j’entre par tranches, en investissement progressif (DCA), pour lisser mon prix de revient. Pour une exposition au luxe sans le risque spécifique de Kering, un ETF MSCI World éligible PEA inclut les grands groupes du secteur dans sa composition.

Comment acheter l’action Kering en PEA : tutoriel

L’action Kering est éligible au PEA. C’est l’enveloppe à privilégier pour un résident français : après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent sur les plus-values, contre 31,4 % de flat tax en compte-titres ordinaire. Sur un investissement de long terme comme Kering, l’avantage fiscal est considérable.

1

Ouvrir un PEA chez un courtier en ligne

Ouvrir un compte Trade Republic pour acheter des actions Kering

Trade Republic, Fortuneo ou Bourse Direct proposent tous un PEA sans frais de tenue de compte. Munissez-vous d’une pièce d’identité et d’un RIB. L’ouverture est 100 % en ligne en moins de 10 minutes. Un seul PEA par personne, plafonné à 150 000 euros de versements.

2

Rechercher Kering par son ISIN

Recherchez l'ISIN FR0000121485 sur Trade Republic pour trouver l'action Kering

Dans la barre de recherche de votre courtier, tapez directement FR0000121485 ou le ticker KER. Sur Euronext Paris, Kering est cotée sous KER. C’est une valeur française domiciliée en France, directement éligible au PEA sans condition particulière.

3

Définir votre stratégie d’entrée

Faire un DCA sur l'action Kering sur Trade Republic

Compte tenu du profil de risque élevé, un DCA progressif sur 6 à 9 mois est recommandé : entrez par tranches égales, étalées dans le temps, plutôt qu’en une seule fois. L’objectif n’est pas de deviner le point d’entrée parfait, mais de lisser votre prix de revient sur une valeur encore volatile. Ne jamais investir plus que vous n’acceptez de voir baisser de 30 à 40 %.

4

Passer l’ordre et surveiller les catalyseurs

Passer un ordre d'achat sur l'action Kering sur Trade Republic

Utilisez un ordre au marché pendant les heures Euronext (9h-17h30) ou un ordre à cours limité pour contrôler votre prix d’entrée. Les événements à surveiller impérativement : les résultats du premier semestre 2026, attendus le 29 juillet, et le premier défilé de Demna pour Gucci à l’automne 2026.

Sur quelle plateforme acheter l’action Kering avec son PEA ?

CourtierPEA disponibleFrais par ordrePlan DCA
Trade Republic1 €✅ 0 € en plan
Fortuneo0 € sous 500 € (1/mois)Ponctuel
Bourse Direct0,99 € minimumPonctuel
Boursorama1,99 € selon formulePonctuel
Jeremy Hochwelker
Jeremy Hochwelker
Fondateur de Finance&Co

Ma position réelle : pourquoi je surveille Kering sans être encore acheteur

Je ne détiens pas d’action Kering à ce jour. Le dossier m’intéresse comme pari de retournement, mais entre un Gucci qui pèse encore la moitié du groupe et recule, un dividende coupé et un titre qui a déjà rebondi de plus de 50 % depuis ses plus bas, je trouve le rapport risque/rendement moins favorable qu’au creux de la crise.

Ce qui me ferait entrer : une stabilisation claire de Gucci sur deux ou trois trimestres consécutifs, et un accueil convaincant du premier défilé de Demna à l’automne. Si ces signaux se confirment, j’envisagerai une entrée progressive sur PEA, par tranches, sans surpayer le rebond. D’ici là, je reste observateur. Mon portefeuille est construit autour d’ETF S&P 500, de quelques actions françaises, d’or et de bitcoin.

Position personnelle partagée par transparence : je ne détiens pas Kering à ce jour. Ceci n’est pas un conseil d’investissement.

Conclusion : faut-il acheter l’action Kering en 2026 ?

Kering reste l’un des grands dossiers de retournement du CAC 40. Gucci recule encore, le résultat net 2025 est tombé à 72 millions d’euros et le dividende a été coupé. Mais Luca de Meo a présenté un plan chiffré, ReconKering, la joaillerie affiche des records, le bilan a été renforcé par les cessions, et le titre a déjà rebondi autour de 268 euros depuis son plus bas de 172 euros. C’est désormais un pari sur l’exécution, à un cours qui intègre déjà une partie de l’espoir de redressement.

Pour les investisseurs avec un horizon de 3 à 5 ans et une tolérance à la volatilité, un DCA progressif reste une stratégie cohérente, à condition de ne pas surpayer le rebond. Le premier défilé de Demna pour Gucci à l’automne 2026 et les résultats du premier semestre, le 29 juillet, seront les deux premiers tests décisifs de la thèse de redressement.

Questions fréquentes sur l’action Kering

Faut-il acheter l’action Kering en 2026 ?

Pour un investisseur avec un horizon de 3 à 5 ans, Kering est un pari de retournement sur un groupe de luxe aux actifs irremplaçables. Le plan ReconKering et Demna à la direction artistique de Gucci sont deux catalyseurs concrets. Mais à environ 268 euros, le titre a déjà rebondi de plus de 50 % depuis son plus bas, et l’objectif médian des analystes (environ 282 euros) laisse peu de marge à court terme. Pour un investisseur cherchant un rendement immédiat sécurisé, le dividende coupé et la crise Gucci rendent la position difficile à tenir. La stratégie adaptée est le DCA progressif sur 6 à 9 mois.

Est-ce que l’action Kering va remonter ?

Un rebond s’est déjà amorcé : le titre est remonté de son plus bas de 172 euros vers 268 euros. La suite dépendra de l’exécution. Le redressement de Gucci prend 18 à 36 mois minimum. Le scénario central à 12 mois est une évolution entre 250 et 300 euros, avec un potentiel plus marqué à 24-36 mois si les résultats confirment la trajectoire fixée par Luca de Meo.

Quel est l’avenir de Kering ?

L’avenir de Kering dépend du redressement de Gucci, de l’exécution du plan ReconKering et de la reprise du luxe en Asie. Le plan vise à plus que doubler la marge opérationnelle courante (11,1 % en 2025) à moyen terme et un ROCE supérieur à 20 %. Si la trajectoire se confirme, une réévaluation sensible du titre est plausible à horizon 3 ans. Dans l’intervalle, la joaillerie et Eyewear soutiennent la profitabilité du groupe pendant la transition.

Faut-il investir dans Kering ?

Oui, pour un investisseur patient avec un horizon long et une tolérance à la volatilité. Non, pour un investisseur cherchant un dividende sécurisé ou une valeur défensive. Kering est un pari de retournement sur un actif de qualité en pleine restructuration, pas une décote facile ni un investissement de fond de portefeuille tranquille.

Quelles sont les prévisions de prix pour Kering en bourse ?

Au 19 juin 2026, le consensus des analystes ressort autour de 282 euros à 12 mois (objectif médian), dans une fourchette allant d’environ 175 euros pour les plus prudents à 360 euros pour les plus optimistes. Les objectifs hauts supposent un redressement rapide de Gucci, les objectifs bas anticipent une prolongation de la crise. Ces prévisions ne constituent pas des conseils en investissement.

Quel dividende verse Kering en 2026 ?

Au titre de l’exercice 2025, Kering verse un dividende ordinaire de 3,00 euros par action, complété par un dividende exceptionnel de 1,00 euro lié à la cession de Kering Beauté, soit 4,00 euros au total. Un acompte de 1,25 euro a été versé le 15 janvier 2026, et le solde du dividende ordinaire (1,75 euro) a été détaché le 2 juin 2026 pour un paiement le 4 juin. La nouvelle politique du plan ReconKering vise un taux de distribution d’environ 50 % du résultat net récurrent.

L’action Kering est-elle éligible au PEA ?

Oui. L’action Kering (ISIN FR0000121485, ticker KER) est éligible au PEA. Kering est une société française cotée en euros sur Euronext Paris. Après 5 ans de détention, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent sur les plus-values, contre 31,4 % de flat tax en compte-titres ordinaire.

Jeremy Hochwelker
Jeremy Hochwelker Fondateur de Finance&Co
Biographie

Fondateur de Finance&Co, Jeremy Hochwelker a édité pendant près de trois ans du contenu finance pour des médias reconnus comme Cryptonaute, ActuFinance et 99 Bitcoins. Il investit son propre argent en bourse depuis plus de deux ans (ETF S&P 500, actions françaises, or, bitcoin) et partage ici la méthode qu’il applique réellement.

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