Dernière mise à jour : 29 juillet 2026

Peut-on encore acheter des actions FDJ en 2026, alors que le titre a fondu depuis ses plus hauts et que l’État alourdit la fiscalité sur les jeux à chaque loi de finances ? Je me suis posé exactement cette question en épluchant les derniers comptes de FDJ United, l’ex Française des Jeux. Le titre offre aujourd’hui un rendement proche de 9 %, mais sa rentabilité est rognée par un choc fiscal sans précédent. Voici mon analyse complète, chiffres officiels à l’appui.
La réponse courte : oui, on peut toujours acheter des actions FDJ. Le groupe, rebaptisé FDJ United, est coté à Paris sous le code FDJU et reste éligible au PEA. Le vrai débat n’est pas de savoir si on peut acheter, mais si ça en vaut la peine. À 23,00 euros à la clôture du 29 juillet 2026, c’est une valeur de rendement décotée, mais plombée par une fiscalité des jeux qui se durcit dans toute l’Europe et par une division en ligne dont les actifs viennent d’être dépréciés.
- Mon verdict : score 6/10
- FDJ United en chiffres et cours live
- FDJ United aujourd’hui : ce qui a changé
- Pourquoi l’action FDJ a autant baissé
- Résultats financiers 2025 et S1 2026
- Le dividende FDJ : 2,10 euros et près de 9 %
- Les forces de FDJ United
- Les risques à connaître
- Le parcours de FDJ depuis 2019
- Peut-on encore acheter, garder ou vendre ?
- Ma notation Finance&Co
- Comment acheter des actions FDJ
- Mon avis final
- Questions fréquentes
Analyse actualisée avec les résultats du 1er semestre 2026, publiés le 29 juillet 2026 après clôture.
Mon verdict sur l’action FDJ : score 6/10
À 23,00 euros à la clôture du 29 juillet 2026, FDJ United présente le profil d’une valeur de rendement décotée, dans une situation particulière que les résultats du premier semestre viennent de préciser. D’un côté, un cœur loterie en France quasi monopolistique, un dividende de 2,10 euros qui rapporte 9,13 % brut, une dette nette stable et une notation Moody’s Baa1 confirmée. De l’autre, un choc fiscal qui rogne les marges, et surtout une division en ligne dont le groupe vient de déprécier les actifs de 135 millions d’euros, ce qui fait basculer le résultat net publié en perte. Ce n’est ni un achat évident, ni un dossier à fuir : c’est un pari de rendement pour investisseur averti, et le pari s’est durci.
Mise à jour : juillet 2026 · données T1 2026 intégrées
Transparence totale
Je ne détiens pas d’actions FDJ à ce jour, et je tiens à le dire clairement : ce qui suit est une analyse, pas un argumentaire pour vous pousser à acheter. Mon portefeuille est construit autour d’ETF, d’or, de bitcoin et de quelques actions françaises, mais FDJ n’en fait pas partie. Ce qui me ferait changer d’avis et envisager une ligne : une clarification durable du cadre fiscal français sur les jeux, et le retour à la croissance de la division en ligne au second semestre, comme la direction l’a annoncé. Tant que ces deux points ne sont pas confirmés, je préfère observer.
FDJ United en chiffres : cours live et fiche technique
| Nom complet | FDJ United SA (ex La Française des Jeux) |
| Ticker | FDJU (Euronext Paris) |
| ISIN | FR0013451333 |
| Indices | SBF 120, Euronext 100, STOXX Europe 600 |
| Secteur | Jeux d’argent et de hasard (loterie, paris, jeux en ligne) |
| Éligible PEA | ✅ Oui |
| Produit Brut des Jeux 2025 | 8 706 M€ (+1 % en comparable) |
| Chiffre d’affaires 2025 | 3 678 M€ (-2,9 % en comparable) |
| EBITDA courant 2025 | 902 M€ (marge 24,5 %) |
| Résultat net 2025 | 176 M€ comptable · 487 M€ ajusté |
| Cash-flow libre 2025 | 782 M€ (conversion 87 %) |
| Dette financière nette | 1 964 M€ au 30 juin 2026 (x2,2 EBITDA 2025) · stable sur un an |
| Dividende 2025 | 2,10 € par action (+2,4 %) |
| Rendement dividende | 9,13 % brut à 23,00 € · 7,43 % net en PEA |
| PER | ~8,7x sur le résultat net ajusté 2025 · résultat ajusté S1 2026 en recul de 19 % |
| Objectif analystes 12 mois | ~26,9 € (potentiel ~+17 %) · cibles antérieures au 29 juillet, à réviser |
| Consensus | Conserver (3 achat, 6 conserver, 2 vendre, 11 analystes) |
| Présidente directrice générale | Stéphane Pallez |
| Capitalisation | ~4,3 Md€ (185,3 M d’actions) |
| Sources | Communiqués officiels FDJ United, 19 février, 21 avril et 29 juillet 2026 |
FDJ United aujourd’hui : ce qui a changé, et pourquoi ça compte

De La Française des Jeux à un opérateur européen
Si vous avez quitté le dossier des yeux depuis l’introduction en Bourse de 2019, vous ne reconnaîtrez plus l’entreprise. La société que tout le monde associe au Loto et aux jeux à gratter a racheté le groupe suédois Kindred, maison mère d’Unibet, à l’automne 2024, puis a changé de nom pour devenir FDJ United en mars 2025. Ce n’est pas qu’une question de logo.
Concrètement, FDJ a changé de métier. Pendant des années, son terrain, c’était la loterie française : un quasi monopole, des revenus réguliers, une visibilité que beaucoup d’entreprises cotées lui envieraient. Aujourd’hui, le groupe se bat sur les paris sportifs et le jeu en ligne à l’échelle européenne, des marchés bien plus concurrentiels et beaucoup plus exposés au moindre tour de vis réglementaire. L’ampleur du virage tient dans deux chiffres : l’international ne pesait que 3 % des ventes en 2019, il en représente 26 % aujourd’hui, et le digital est passé de 5 % à 35 %.
Deux moteurs très différents
Cette transformation coupe FDJ United en deux. D’un côté, la loterie et les paris en réseau en France, protégés par des droits exclusifs, qui restent une machine à cash avec une marge d’EBITDA courant de 36 % en 2025. De l’autre, les paris et jeux en ligne, en pleine transformation, dont la marge est tombée à 20 % et qui souffrent à l’étranger. Garder cette dualité en tête est indispensable pour comprendre tout le reste.
Pourquoi l’action FDJ a-t-elle autant baissé ?
C’est la question la plus tapée par les investisseurs, et elle est légitime : le titre a nettement reflué depuis ses plus hauts et évolue aujourd’hui autour de 23 euros. Deux raisons, une de court terme et une de fond.
Le déclencheur : une prévision abaissée en avril 2026
Le 21 avril 2026, en publiant son premier trimestre, FDJ United a revu son objectif à la baisse : le groupe ne vise plus qu’une marge d’EBITDA courant de 23 à 24 % en 2026, contre 24,5 % auparavant. Le marché a sanctionné, d’autant que le chiffre d’affaires du trimestre recule de 3,2 %, à 895 millions d’euros, pénalisé par environ 24 millions d’euros de hausses de taxes sur les jeux.
Le sujet de fond : le choc fiscal sur les jeux
Le vrai problème est structurel. La fiscalité sur les jeux porte sur le produit brut des jeux, et près de 60 % de ce brut part déjà en prélèvements publics. Or l’État, en quête de recettes, a encore tourné la vis en France à partir de juillet 2025, suivi par de nouvelles hausses aux Pays-Bas et au Royaume-Uni en 2026. L’impact attendu est proche de 90 millions d’euros sur 2026, après plus de 50 millions encaissés en 2025. Comme ces taxes se retranchent directement du chiffre d’affaires, elles laminent la rentabilité à charges constantes.
Sur FDJ, il faut distinguer deux chiffres que beaucoup confondent. Le résultat net comptable 2025 s’effondre à 176 millions d’euros, contre 399 millions un an plus tôt, et c’est lui qui fait peur. Mais cette chute vient surtout d’éléments comptables non récurrents liés à l’absorption de Kindred. Le résultat net ajusté, qui mesure la rentabilité récurrente, ressort à 487 millions d’euros, quasi stable. Autrement dit, la capacité bénéficiaire n’a pas vraiment décroché : c’est la lisibilité de court terme qui inquiète le marché.
Résultats financiers de FDJ United : 2025 et premier semestre 2026
L’exercice 2025 raconte bien l’histoire du dossier : une activité qui résiste, une rentabilité rognée par la fiscalité. Le produit brut des jeux progresse de 1 %, à 8 706 millions d’euros, mais le chiffre d’affaires recule de 2,9 % en comparable, à 3 678 millions. Attention au piège : la hausse de 20 % parfois citée correspond à l’intégration de Kindred, pas à la performance réelle.
| Indicateur 2025 | Montant | vs 2024 comparable |
|---|---|---|
| Produit Brut des Jeux | 8 706 M€ | +1 % |
| Chiffre d’affaires | 3 678 M€ | -2,9 % |
| EBITDA courant | 902 M€ | -6,5 % |
| Marge d’EBITDA courant | 24,5 % | -100 pb |
| Résultat net comptable | 176 M€ | -55,9 % |
| Résultat net ajusté | 487 M€ | -0,7 % |
| Cash-flow libre | 782 M€ | Record |
Premier semestre 2026 : une perte nette publiée, mais pas une perte d’exploitation
Le 29 juillet 2026, après la clôture d’Euronext, FDJ United a publié un résultat net de -16 millions d’euros, contre un bénéfice de 136 millions un an plus tôt. Le bénéfice par action passe de 0,73 euro à -0,09 euro. C’est le titre que la plupart des articles retiendront, et il mérite d’être immédiatement précisé.
Cette perte ne vient pas de l’exploitation. Elle vient de 135 millions d’euros de dépréciations d’actifs incorporels de la division Paris et jeux en ligne, qui portent les charges non courantes à -142 millions contre -10 millions au premier semestre 2025. Sans cette écriture, le résultat net aurait été positif, autour de 119 millions. Le résultat opérationnel courant reste à 229 millions d’euros et l’EBITDA courant à 404 millions.
| Indicateur | S1 2025 | S1 2026 | Variation |
|---|---|---|---|
| Produit Brut des Jeux | 4 370 M€ | 4 314 M€ | -1,3 % |
| Prélèvements publics | 2 595 M€ | 2 613 M€ | +0,7 % |
| Produit Net des Jeux | 1 775 M€ | 1 701 M€ | -4,1 % |
| Chiffre d’affaires | 1 867 M€ | 1 782 M€ | -4,5 % |
| EBITDA courant | 441 M€ | 404 M€ | -8,4 % |
| Marge d’EBITDA courant | 23,6 % | 22,7 % | -90 pb |
| Résultat opérationnel courant | 270 M€ | 229 M€ | -15,1 % |
| Résultat net publié | 136 M€ | -16 M€ | ns |
| Résultat net ajusté | 222 M€ | 180 M€ | -19,0 % |
| Dette financière nette | 1 964 M€ | 1 964 M€ | Stable |
Le chiffre qui résume tout le dossier
Sur 4 314 millions d’euros de produit brut des jeux encaissés au premier semestre, 2 613 millions sont partis en prélèvements publics. Soit 60,6 %. Il ne reste que 39,4 % au groupe avant même de payer un seul salaire, un seul détaillant, une seule campagne de publicité.
Et cette part progresse : les prélèvements publics augmentent de 0,7 % quand le produit brut des jeux recule de 1,3 %. Les seules hausses de fiscalité pèsent 52 millions d’euros sur le semestre, soit trois points de croissance du chiffre d’affaires. Le taux effectif d’impôt du groupe grimpe à 46,1 %, contre 40,4 % un an plus tôt, notamment sous l’effet de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, qui coûte 20 millions d’euros.
Par division : la loterie tient, l’activité en ligne décroche
| Division · S1 2026 | Chiffre d’affaires | Variation | EBITDA courant | Marge |
|---|---|---|---|---|
| Loterie et paris réseau France | 1 240 M€ | -3,9 % | 423 M€ | 34,1 % (36,0 % en 2025) |
| Paris et jeux en ligne | 431 M€ | -7,4 % | 67 M€ | 15,5 % (20,3 % en 2025) |
| Loterie internationale | 81 M€ | +1,4 % | 17 M€ | 21,0 % |
| Paiement et Services | 30 M€ | -4,9 % | -3 M€ | Négative |
| Total groupe | 1 782 M€ | -4,5 % | 404 M€ | 22,7 % |
Dans la loterie, le recul de 2,1 % du produit brut des jeux s’explique par deux facteurs conjoncturels que le groupe détaille : des jackpots Euromillions nettement moins nombreux et moins élevés qu’en 2025, et au deuxième trimestre une moindre fréquentation des points de vente liée aux canicules. Retraité des cycles longs Euromillions, le produit brut des jeux de la loterie progresse de 1,0 %, et celui de la loterie en ligne de 6,0 %. Les jeux instantanés gagnent 2,3 % quand les jeux de tirage cèdent 7,6 %.
La division Paris et jeux en ligne est le vrai point noir. Son produit brut des jeux est stable à 702 millions, mais son chiffre d’affaires recule de 7,4 % sous l’effet de 24 millions de hausses de fiscalité, et surtout sa marge d’EBITDA s’effondre de 20,3 % à 15,5 %. Hors Pays-Bas et Royaume-Uni, l’activité progresse pourtant de 6,6 % en produit brut des jeux, portée par la France et la Scandinavie. Aux Pays-Bas la situation s’améliore, la baisse passant de 15,0 % au premier trimestre à 4,1 % au deuxième. Au Royaume-Uni, le groupe reconnaît que la situation reste difficile et que son plan d’actions ne produira ses effets qu’à partir de fin 2026.
Enfin, la Coupe du Monde de football, du 11 juin au 19 juillet, a généré plus de 700 millions d’euros de mises pour le groupe, avec des taux de retour aux joueurs conformes aux prévisions.
Des objectifs 2026 revus à la baisse
C’est un point important, et il est passé inaperçu dans les premiers commentaires. Après le premier trimestre, le groupe visait une légère progression du produit brut des jeux. Il vise désormais une simple stabilité, sur les deux divisions principales, avec une baisse du chiffre d’affaires qualifiée de « low single digit ».
Sont en revanche maintenus : un objectif de marge d’EBITDA courant entre 23 % et 24 %, ce qui suppose un second semestre supérieur aux 22,7 % du premier, et une progression annuelle du dividende sur la base d’un taux de distribution d’au moins 75 % du résultat net ajusté.
Ne vous arrêtez pas au mot « perte ». La perte de 16 millions est comptable, elle vient d’une dépréciation, et le groupe reste très largement bénéficiaire au niveau opérationnel avec 229 millions de résultat opérationnel courant. Mais ne minimisez pas non plus ce que cette dépréciation signifie : en réduisant de 135 millions la valeur des actifs de sa division en ligne, FDJ United reconnaît noir sur blanc que cette activité, héritée de l’acquisition de Kindred, vaut moins que ce qui a été payé. Et le groupe a engagé dans le même communiqué une revue des marchés de cette division et de ses actifs non stratégiques. Cela ressemble à une préparation de cessions. C’est la vraie information du semestre.
Le dividende FDJ : 2,10 euros et un rendement proche de 9 %
C’est le principal argument du dossier. Au titre de 2025, FDJ United verse un dividende de 2,10 euros par action, en hausse de 2,4 % par rapport aux 2,05 euros de 2024. Il a été détaché le 29 avril et mis en paiement le 30 avril 2026. À la clôture du 29 juillet 2026, à 23,00 euros, cela représente un rendement brut de 9,13 %, un niveau très élevé pour une valeur du SBF 120.
| Exercice | Dividende | Variation | Mise en paiement |
|---|---|---|---|
| 2025 | 2,10 € | +2,4 % | 30 avril 2026 |
| 2024 | 2,05 € | – | 2025 |
Ce dividende est crédible parce qu’il est soutenu par les liquidités : le groupe a dégagé un cash-flow libre record de 782 millions d’euros en 2025, la dette financière nette reste stable à 1 964 millions d’euros au 30 juin 2026, et Moody’s a confirmé la notation « investment grade » Baa1 en juillet 2026. Le consensus des analystes anticipe un dividende stable à 2,10 euros en 2026, puis 2,19 euros en 2027.
Un point de vigilance mérite toutefois d’être posé. La politique du groupe vise un taux de distribution d’au moins 75 % du résultat net ajusté, et le communiqué du 29 juillet maintient l’engagement d’une progression annuelle du dividende. Or ce résultat net ajusté recule de 19 % au premier semestre 2026. Si cette tendance se prolonge, tenir la promesse de progression suppose mécaniquement d’augmenter le taux de distribution. Le dividende n’est pas menacé à court terme, le cash le couvre, mais sa marge de sécurité se réduit.
Rendement net selon votre cours d’achat et votre enveloppe
| Cours d’achat | Dividende | Rendement brut | Net PEA (18,6 % PS) | Net CTO (flat tax 31,4 %) |
|---|---|---|---|---|
| 20 € | 2,10 € | 10,50 % | 8,55 % | 7,20 % |
| 23,00 € (clôture 29/07/2026) | 2,10 € | 9,13 % | 7,43 % | 6,26 % |
| 25 € | 2,10 € | 8,40 % | 6,84 % | 5,76 % |
| 27 € | 2,10 € | 7,78 % | 6,33 % | 5,34 % |
L’action FDJ est éligible au PEA, et c’est l’enveloppe à privilégier pour une valeur de rendement. Après 5 ans de détention, le dividende n’est soumis qu’aux prélèvements sociaux de 18,6 %, contre 31,4 % de flat tax sur un compte-titres. À près de 9 % brut, FDJ rapporte davantage que des valeurs de rendement classiques comme TotalEnergies ou Sanofi, mais ce rendement élevé est le reflet du risque : un coupon généreux est aussi la prime que le marché exige pour détenir un titre sous pression fiscale.
Les forces de FDJ United
Un monopole de loterie en France
Force n°1
L’activité loterie et paris en réseau en France s’exerce sous droits exclusifs. C’est une rente : marge d’EBITDA courant de 36 % en 2025 et des habitudes de jeu très ancrées, peu sensibles aux cycles économiques. C’est le socle qui finance tout le reste.
Un rendement parmi les plus élevés du SBF 120
Force n°2
Avec un dividende de 2,10 euros, soit 9,13 % de rendement brut à la clôture du 29 juillet 2026, FDJ se classe parmi les meilleurs revenus de la cote française, soutenu par une politique de distribution d’au moins 75 % du résultat net ajusté.
Une génération de cash record
Force n°3
Le cash-flow libre a atteint 782 millions d’euros en 2025, un record, avec un taux de conversion de l’EBITDA en trésorerie de 87 %. C’est ce cash qui sécurise le dividende et permet de réduire la dette malgré le choc fiscal.
Une valorisation décotée
Force n°4
Le titre se paie environ 8,7 fois le résultat net ajusté 2025, un multiple bas pour une entreprise aussi génératrice de trésorerie. Le marché price beaucoup de mauvaises nouvelles, ce qui laisse un potentiel de revalorisation si la situation se stabilise.
Un bilan maîtrisé et un plan de performance
Force n°5
La dette nette est revenue à 1,9 fois l’EBITDA courant, et le plan d’économies a déjà dépassé ses objectifs : l’effet visé à fin 2028 a été relevé de 120 à plus de 150 millions d’euros, de quoi amortir une partie du choc fiscal.
Les risques à connaître avant d’acheter des actions FDJ
La fiscalité sur les jeux
Risque n°1
C’est le risque numéro un. Les hausses de taxes représentent un impact proche de 90 millions d’euros en 2026, après 50 millions en 2025. Chaque euro de taxe supplémentaire se retranche directement du chiffre d’affaires et de la marge, à charges constantes.
Le risque politique récurrent
Risque n°2
L’État cherche des recettes, et les jeux d’argent sont une cible facile. Rien ne garantit que les hausses s’arrêtent là. Ce risque réglementaire est difficile à modéliser et peut tomber à chaque loi de finances, en France comme à l’étranger.
L’activité en ligne en difficulté
Risque n°3
Le pôle en ligne souffre à l’étranger : aux Pays-Bas, le chiffre d’affaires a chuté de 42 % en 2025, et au Royaume-Uni le produit brut des jeux a reculé de plus de 22 %. Le redressement promis au second semestre reste à prouver, et c’est là que se joue une partie de la thèse.
Une lisibilité comptable réduite
Risque n°4
L’intégration de Kindred brouille les comptes : résultat net comptable divisé par plus de deux, charges non récurrentes, coût de la dette d’acquisition. Il faut savoir lire au-delà du résultat publié, ce que le marché fait rarement à court terme.
Un momentum défavorable
Risque n°5
La prévision 2026 a été abaissée, et les analystes ont revu leur objectif de cours en baisse. Le consensus est à Conserver, pas à l’achat. Tant que la tendance opérationnelle ne se retourne pas, le titre peut rester sous pression.
Le parcours de FDJ depuis son introduction en Bourse
L’histoire récente de FDJ n’est pas celle d’un cours, c’est celle d’une transformation. En quelques années, l’entreprise est passée d’un monopole national à un groupe européen, avec les opportunités et les frictions que cela implique.
La Française des Jeux est privatisée et fait son entrée sur Euronext Paris. L’opération populaire attire des centaines de milliers d’actionnaires individuels, séduits par le profil de monopole et de rendement.
🎟️ Introduction en Bourse · Monopole loterie
2024
Le groupe accélère son internationalisation avec les rachats de ZEturf et PLI en 2023, puis surtout celui du suédois Kindred à l’automne 2024. Le profil devient plus digital et plus international.
🌍 Rachat de Kindred · Expansion européenne
Le groupe change de nom pour incarner sa nouvelle dimension européenne. Mais 2025 est aussi une année charnière coûteuse : intégration de Kindred et début du durcissement fiscal sur les jeux.
🔄 Nouvelle identité · Année de transition
La hausse des prélèvements sur les jeux en France, suivie par les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ampute le chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros en 2025. Le résultat net comptable s’effondre, le marché s’inquiète.
📉 Hausse des taxes · Marges sous pression
Au premier trimestre, FDJ United abaisse sa cible de marge pour 2026 et le titre recule. Le consensus passe à Conserver, avec un objectif de cours médian autour de 26,9 euros.
⚠️ Guidance abaissée · Consensus à Conserver
Peut-on encore acheter, garder ou vendre l’action FDJ ?
Si vous êtes déjà actionnaire, tout dépend de votre prix de revient et de votre raison d’être au capital. Pour un investisseur de rendement entré il y a quelques années, le coupon de 2,10 euros continue de tomber et reste soutenu par le cash : conserver et encaisser fait sens, surtout en PEA. Vendre aujourd’hui, après la baisse, reviendrait souvent à cristalliser une moins-value sur un dossier dont la rentabilité récurrente n’a pas vraiment décroché.
Si vous envisagez d’entrer, le titre est décoté et le rendement élevé, mais ce n’est pas un achat tranquille : c’est un pari sur le retour à la croissance de l’activité en ligne et sur une accalmie fiscale. À réserver à la poche offensive d’un portefeuille, pas au fond de portefeuille défensif.
Acheter, attendre ou éviter : le tableau de décision
Sur un dossier de rendement aussi volatil, si je devais entrer, je le ferais en DCA, par tranches, jamais en une fois. Une première ligne modeste, puis des renforts échelonnés en fonction de l’actualité fiscale et des résultats du second semestre. L’idée n’est pas de viser le point bas parfait, illusoire, mais de se construire un prix de revient moyen qui rende le rendement confortable même si le titre reste agité quelque temps.
Ma notation Finance&Co : l’action FDJ vaut-elle le coup ?
Voici mon évaluation structurée de l’action FDJ United selon cinq critères fondamentaux, notés de 1 à 5.
Comment acheter des actions FDJ
L’action FDJ United (FDJU) est éligible au PEA et accessible chez la quasi totalité des courtiers et banques : Trade Republic, Boursorama, Fortuneo, Crédit Agricole ou votre banque traditionnelle. En PEA de plus de 5 ans, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s’appliquent, contre 31,4 % de flat tax sur un compte-titres. Si vous débutez, mon guide complet pour investir en bourse couvre tout, de l’ouverture du compte au premier ordre. Pour diversifier au-delà d’une seule action, les meilleurs ETF éligibles au PEA sont un bon complément.
Ouvrir un compte chez un courtier
Téléchargez l’application de votre courtier, par exemple Trade Republic. Inscription 100 % en ligne : pièce d’identité, justificatif de domicile et RIB. Comptez 10 à 20 minutes, activation sous 24 à 48 heures. Un seul PEA par personne en France, plafonné à 150 000 euros de versements.
Ouvrir un PEA et effectuer un dépôt
Sélectionnez l’option PEA lors de l’ouverture, pour profiter de la fiscalité allégée sur cette valeur française. Effectuez un virement depuis votre compte courant, les fonds sont disponibles en 1 à 3 jours ouvrés. Si vous avez déjà un PEA ailleurs, vous pouvez le transférer sans perdre l’antériorité fiscale.
Rechercher l’action FDJ par son ISIN
Dans la barre de recherche, tapez le code ISIN FR0013451333 ou le ticker FDJU. C’est la méthode la plus fiable pour éviter toute confusion. Vérifiez que le titre est bien coté en euros sur Euronext Paris, sous le nouveau nom FDJ United.
Passer l’ordre d’achat dans votre PEA
Vérifiez que l’ordre est bien imputé sur votre PEA. Saisissez le montant ou le nombre d’actions. Ordre au marché pour une exécution immédiate, ordre limité pour maîtriser votre prix d’entrée, ce qui est conseillé sur un titre volatil comme FDJ.
Confirmer et suivre votre investissement
Confirmez l’ordre. L’exécution se fait aux heures d’ouverture d’Euronext Paris, de 9h00 à 17h30. Sur une valeur de rendement, pensez à noter les dates de détachement du dividende, généralement fin avril, pour suivre vos revenus.
Action FDJ en 2026 : mon avis final
Peut-on encore acheter l’action FDJ en 2026 ? Oui, et le dossier a de vrais atouts : un monopole loterie français qui crache du cash, un rendement proche de 9 % soutenu par un cash-flow record, et une valorisation devenue basse. À ce niveau de prix, le marché a déjà intégré beaucoup de mauvaises nouvelles.
Mais soyons lucides : ce n’est pas un placement tranquille, et les résultats du premier semestre 2026 le confirment. La fiscalité sur les jeux est devenue le principal moteur du cours, avec 60,6 % du produit brut des jeux capté par les prélèvements publics. Le risque politique est réel. Et la division en ligne ne se contente plus de devoir prouver son redressement : le groupe vient d’en déprécier les actifs de 135 millions d’euros, ce qui fait basculer le résultat net publié en perte et acte comptablement une perte de valeur sur l’acquisition de Kindred. C’est donc un pari de rendement pour investisseur averti, à dimensionner avec mesure et idéalement à construire par tranches. Ma note de 6/10 résume bien ma position : un dossier intéressant, mais qui se mérite. Le prochain point est le chiffre d’affaires du troisième trimestre, le 21 octobre 2026.
Questions fréquentes sur l’action FDJ
Peut-on encore acheter l’action FDJ en 2026 ?
Oui. FDJ United est cotée sur Euronext Paris sous le ticker FDJU et reste éligible au PEA. À 23,00 euros à la clôture du 29 juillet 2026, le titre offre un rendement brut de 9,13 % et une valorisation décotée, malgré une perte nette publiée de 16 millions d’euros au premier semestre 2026 liée à une dépréciation d’actifs. C’est une valeur de rendement à réserver aux investisseurs qui acceptent le risque fiscal et réglementaire du secteur des jeux, et qui privilégient le coupon plutôt que la croissance.
Pourquoi l’action FDJ est-elle si basse ?
Le titre est sous pression à cause des hausses de fiscalité sur les jeux. Au premier semestre 2026, elles ont coûté 52 millions d’euros, soit trois points de croissance du chiffre d’affaires, et 60,6 % du produit brut des jeux part désormais en prélèvements publics. À cela s’ajoutent des objectifs 2026 revus à la baisse, le groupe ne visant plus qu’une stabilité du produit brut des jeux au lieu d’une légère progression, et une activité en ligne en difficulté au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, dont les actifs viennent d’être dépréciés de 135 millions d’euros.
Quels sont les résultats de FDJ United au premier semestre 2026 ?
FDJ United a publié le 29 juillet 2026 un chiffre d’affaires de 1 782 millions d’euros, en recul de 4,5 %, et un EBITDA courant de 404 millions, en baisse de 8,4 %, pour une marge de 22,7 %. Le résultat net publié ressort à -16 millions d’euros contre 136 millions un an plus tôt, mais cette perte provient de 135 millions de dépréciations d’actifs incorporels de la division en ligne. Hors cet élément, le résultat aurait été positif. Le résultat net ajusté s’établit à 180 millions, en recul de 19 %, et la dette financière nette reste stable à 1 964 millions d’euros.
Est-il intéressant d’acheter des actions FDJ ?
Cela dépend de votre profil. Pour un investisseur de rendement, FDJ est intéressante : 9,13 % de dividende brut, un PER autour de 8,7 fois le résultat net ajusté 2025 et un cash-flow record. Pour un investisseur qui recherche de la croissance ou un momentum favorable, c’est moins indiqué, car la dynamique de court terme reste défavorable et le consensus des analystes est à Conserver.
Quel est l’avenir de l’action FDJ ?
Le consensus de 11 analystes est à Conserver, avec un objectif de cours médian autour de 26,9 euros, soit environ 17 % au-dessus de la clôture du 29 juillet 2026. Ces cibles sont toutefois antérieures à la publication du premier semestre et devront être révisées. Le groupe maintient un objectif de marge d’EBITDA courant entre 23 % et 24 % pour 2026, ce qui suppose un second semestre meilleur que les 22,7 % du premier, et il a engagé une revue des marchés de sa division en ligne et de ses actifs non stratégiques. L’avenir du titre dépendra surtout de l’évolution de la fiscalité et de l’issue de cette revue.
Combien rapporte une action FDJ ?
Au titre de 2025, FDJ United verse un dividende de 2,10 euros par action, en hausse de 2,4 %, mis en paiement le 30 avril 2026. À 23,00 euros le titre, cela représente un rendement brut de 9,13 %. En PEA de plus de 5 ans, le rendement net après prélèvements sociaux de 18,6 % ressort à 7,43 %, un niveau élevé pour la cote française.
L’action FDJ est-elle éligible au PEA ?
Oui. L’action FDJ United (FDJU, ISIN FR0013451333) est éligible au PEA car son siège social est en France. Après 5 ans de détention, les dividendes et plus-values ne sont soumis qu’aux prélèvements sociaux de 18,6 %, contre 31,4 % de flat tax sur un compte-titres classique. C’est l’enveloppe à privilégier pour loger une valeur de rendement comme FDJ.
Comment acheter des actions FDJ ?
Il suffit d’ouvrir un PEA ou un compte-titres chez un courtier en ligne ou votre banque, par exemple Trade Republic, Boursorama ou Fortuneo, puis de rechercher le titre par son code ISIN FR0013451333 ou son ticker FDJU. Vérifiez que l’ordre est bien imputé sur votre PEA pour profiter de la fiscalité allégée, et privilégiez un ordre limité sur ce titre volatil.
- FDJ United : Résultats du 1er semestre 2026 (communiqué officiel, 29 juillet 2026)
- FDJ United : Résultats annuels 2025 (communiqué officiel, 19 février 2026)
- FDJ United : Chiffre d’affaires du 1er trimestre 2026 (21 avril 2026)
- Boursorama : Cours et consensus de l’action FDJ United (FDJU)
- AMF : Autorité des marchés financiers
- Ministère de l’Économie : Le Plan d’Épargne en Actions