Faut-il acheter des actions Air France en 2026 ? Mon Avis & Analyse

Dernière mise à jour : 07 juillet 2026

Faut-il acheter des actions Air France en 2026 ? Avis et analyse Finance&Co

Faut-il acheter des actions Air France en 2026 ? La question revient sans cesse, portée par un paradoxe : le groupe vient de signer le meilleur bénéfice de son histoire, et pourtant son action se paie environ deux fois ses profits, l’une des valorisations les plus basses de la cote. Aubaine ou piège ? Voici mon analyse complète, à jour des résultats annuels 2025 publiés le 19 février 2026.

Première précision, essentielle : l’action que vous achetez s’appelle Air France-KLM (Euronext Paris, ticker AF, ISIN FR001400J770), la holding qui réunit Air France, KLM et Transavia. Le titre évolue autour de 15 € en juillet 2026 après un net rebond, ne verse aucun dividende, et reste éligible au PEA.

4,5/10
Ma note
Un pari cyclique de retournement, pas une valeur de fond de portefeuille
Acheter l’action Air France en 2026, c’est faire un pari spéculatif sur une compagnie aérienne. Le dossier a des arguments réels : un bénéfice 2025 record, un bilan assaini et une valorisation très basse (PER d’environ 2). Mais cette décote n’est pas un cadeau : elle reflète des bénéfices au sommet du cycle, une forte sensibilité au prix du kérosène et à la géopolitique, l’absence de dividende et une histoire récente de dilution massive. C’est une ligne cyclique réservée aux investisseurs avertis et tolérants au risque, pas un placement tranquille.
Mise à jour : juin 2026 · résultats annuels 2025 intégrés

Les points forts et les points faibles de l’action Air France

Avant le détail, la photo d’ensemble. D’un côté, une entreprise qui a spectaculairement redressé ses comptes et qui se paie une bouchée de pain. De l’autre, une activité structurellement fragile, sans dividende, ultra-dépendante du carburant et marquée par des années de dilution. Tout le dossier tient dans cette tension entre une valorisation alléchante et un risque élevé.

Points forts
  • Bénéfice net record de 1,75 Md€ en 2025, sortie de crise confirmée
  • Valorisation très basse : PER d’environ 2, parmi les plus faibles de la cote
  • Bilan nettement assaini, levier ramené autour de 1,5x l’EBITDA
  • Stratégie de montée en gamme qui dope les recettes (cabines premium)
  • Actionnariat stable, soutenu par les États français et néerlandais
  • Action éligible au PEA et accessible (cours autour de 15 €)
Points de vigilance
  • Aucun dividende, et aucun versement prévu à court terme
  • Bénéfices au sommet du cycle, très difficiles à prévoir
  • Sensibilité extrême au prix du kérosène et à la géopolitique
  • Historique de dilution massive des actionnaires
  • Secteur à faibles marges, intensément concurrentiel
  • Consensus des analystes seulement neutre, objectif désormais sous le cours

Air France-KLM en chiffres : ce qu’il faut savoir

Logo Air France-KLM

Voici la carte d’identité du titre, vérifiée depuis les sources officielles Air France-KLM, Euronext et les communiqués de résultats.

Ticker / PlaceAF · Euronext Paris
ISINFR001400J770
IndiceSBF 120 et CAC Next 20 (pas le CAC 40)
Cours / Capitalisation~15 € · ~3,9 Md€ (mid cap)
PER 2025~2x
Chiffre d’affaires 202533,0 Md€ (+4,9 %)
Résultat net 20251,75 Md€ (record historique)
DividendeAucun
Éligible PEAOui
Trois pièges à éviter avant d’acheter : d’abord, il n’existe pas d’« action Air France » seule, on achète Air France-KLM (ticker AF), la holding du groupe. Ensuite, le titre ne fait plus partie du CAC 40 : il cote au SBF 120 et au CAC Next 20. Enfin, le groupe a procédé à un regroupement d’actions en 2023 (10 anciennes actions échangées contre 1 nouvelle) : tous les cours d’avant août 2023, autour de 1 à 2 €, sont sans rapport avec le cours actuel autour de 15 €. Méfiez-vous des vieux articles qui affichent encore ces prix.

L’action Air France en bref et cours en direct

Cours action Air France-KLM · Euronext Paris
Air France-KLM SA (EPA : AF)
AF.PA
EUR
Ouverture
Volume
52 sem. haut
15,16 €
52 sem. bas
8,37 €
Capitalisation
Dividende
Néant
PER 2025
~2x
Indice
SBF 120
Chargement du graphique…

En résumé : un cours autour de 15 €, une capitalisation modeste d’environ 3,9 milliards d’euros qui en fait une mid cap, et un titre extrêmement volatil. Air France-KLM n’est pas une valeur que l’on achète pour dormir tranquille, c’est un dossier de conviction qui demande de comprendre précisément ce que l’on achète.

Historique de l’action Air France : la longue descente et le rebond

Comprendre le passé du titre est indispensable, car il explique la méfiance persistante du marché. L’action Air France-KLM a détruit énormément de valeur sur deux décennies, et les actionnaires de long terme en gardent une mémoire douloureuse.

2008
2019
Phase 1 · une décennie de déclin
Conflits sociaux, low-cost et compagnies du Golfe

Après la fusion de 2004, le titre s’effrite pendant des années sous le poids des grèves à répétition, de la concurrence des compagnies low-cost en Europe et des transporteurs du Golfe sur le long-courrier. La rentabilité reste fragile et le cours ne cesse de glisser.

2020
2022
Phase 2 · le choc Covid et la dilution
Pertes de plus de 10 Md€ et actionnaires laminés

La pandémie cloue les avions au sol. Le groupe accumule plus de 10 milliards de pertes en 2020-2021 et survit grâce à des aides d’État massives. Pour les rembourser, il multiplie les augmentations de capital, dont une à 1,17 € l’action en 2022 qui quadruple le nombre de titres. Les actionnaires existants sont massivement dilués.

2023
Phase 3 · le regroupement d’actions
10 actions anciennes pour 1 nouvelle

En août 2023, Air France-KLM regroupe ses actions à raison de 10 pour 1. Mécaniquement, le cours passe d’environ 1 € à environ 10 €, sans changer la valeur détenue. C’est purement technique, mais cela explique pourquoi les graphiques de long terme et les vieux articles sont trompeurs.

2024
2026
Phase 4 · le redressement
Retour aux bénéfices et année 2025 record

Porté par la reprise du trafic, la montée en gamme et la baisse du pétrole, le groupe enchaîne les trimestres bénéficiaires et signe en 2025 un résultat net record de 1,75 Md€. Le titre rebondit, mais reste très volatil : en 2026, il a violemment décroché puis rebondi au gré des tensions sur le kérosène et de la géopolitique.

La leçon de cet historique : Air France-KLM peut générer de très belles performances dans les phases hautes du cycle, mais elle a aussi prouvé sa capacité à détruire du capital dans les phases basses. C’est une valeur de cycle, pas de tout repos.

Pourquoi le cours de l’action Air France monte ou baisse

Le cours d’Air France-KLM réagit à quelques moteurs précis. Les connaître permet de ne pas paniquer à chaque secousse.

Ce qui fait monter le titre

🛢️
La baisse du prix du kérosène

C’est le premier moteur. Le carburant est l’un des plus gros postes de coûts. En 2025, la baisse du pétrole a représenté une économie d’environ 394 millions d’euros et a directement nourri le bénéfice record. À l’inverse d’un pétrolier comme l’action TotalEnergies, Air France profite d’un pétrole bas : les deux valeurs réagissent en sens opposé au baril.

💺
La montée en gamme et le trafic premium

La stratégie de premiumisation porte ses fruits : les cabines premium représentent désormais environ 36 % des revenus, et en 2025 les recettes de la classe La Première ont bondi de 17 %, l’Affaires de 9 %. Cette clientèle à forte contribution dope les recettes unitaires et les marges. Chaque trimestre qui confirme cette dynamique soutient le titre.

🏦
Le désendettement

Le levier a été ramené autour de 1,5x l’EBITDA, contre un niveau insoutenable au plus fort de la crise. Chaque pas vers un bilan sain réduit le risque financier et peut justifier une revalorisation du titre. En juin 2026, le groupe a d’ailleurs placé avec succès 500 millions d’euros d’obligations seniors à 5 ans, signe d’un accès au marché retrouvé.

🤝
La consolidation européenne

Le groupe joue un rôle moteur dans la recomposition du ciel européen : prise de contrôle d’environ 60 % de la scandinave SAS et offre sur le portugais TAP. Si ces opérations sont bien intégrées, elles renforcent le réseau, les synergies et le poids du groupe face à Lufthansa et IAG. Une consolidation réussie est l’un des principaux moteurs de revalorisation à moyen terme.

✈️
Le renouvellement de la flotte

Fin 2025, environ 35 % de la flotte est de nouvelle génération, avec un objectif de 80 % en 2030. Ces appareils consomment 20 à 25 % de carburant en moins par siège : un levier structurel de baisse des coûts et d’amélioration des marges, qui réduit aussi l’exposition au prix du kérosène.

Ce qui fait baisser le titre

📈
La flambée du kérosène et la géopolitique

C’est le risque numéro un, et il est brutal. Au printemps 2026, les tensions au Moyen-Orient et la crainte d’une pénurie de carburant ont fait plonger le titre, avant un rebond au moindre apaisement. Une compagnie aérienne est en première ligne de chaque choc pétrolier ou géopolitique.

💧
Le risque de dilution

Les actionnaires ont été massivement dilués pendant le Covid. La mémoire de ces augmentations de capital pèse durablement sur la confiance, et toute nouvelle opération sur le capital serait très mal accueillie.

⚔️
La concurrence et les coûts

Low-cost en Europe, compagnies du Golfe sur le long-courrier, hausse des redevances aéroportuaires (notamment à Amsterdam-Schiphol pour KLM), tensions sociales : les marges du secteur sont structurellement faibles et sous pression permanente.

🌿
La transition environnementale et les taxes

Normes carbone, carburants durables (SAF) plus chers, hausse des taxes sur les billets en France : autant de coûts à venir qui pèsent sur la rentabilité de long terme.

Résultats 2025 : le meilleur bénéfice de l’histoire du groupe

Air France-KLM a publié ses résultats annuels 2025 le 19 février 2026, et ils sont impressionnants. Pour la première fois de son histoire, le groupe dépasse les 2 milliards d’euros de résultat opérationnel courant.

Les chiffres clés de 2025 : un chiffre d’affaires record de 33,0 milliards d’euros (+4,9 %), un résultat opérationnel courant de 2 milliards d’euros (en hausse de 25 %, marge de 6,1 % contre 5,1 % en 2024), et un bénéfice net record de 1,75 milliard d’euros, plus que triplé sur un an. Le tout avec 102,8 millions de passagers transportés.

Le plus frappant, c’est que ce record a été obtenu sans retrouver le trafic d’avant-Covid (104,2 millions de passagers en 2019). La performance vient de la montée en gamme : le groupe transporte un peu moins de monde, mais à des recettes unitaires plus élevées, grâce aux cabines premium. La baisse du pétrole a fait le reste, avec une économie de carburant d’environ 394 millions d’euros sur l’exercice.

Le revers de la médaille : ces résultats sont en grande partie portés par des facteurs qui ne dureront pas forcément. Un pétrole bas, ça se retourne. Et la base de comparaison était favorable, après des années de sortie de crise. C’est tout l’enjeu de la valorisation, que nous abordons maintenant.

Valorisation de l’action Air France : décote ou piège à valeur ?

C’est le cœur du débat. Avec un PER d’environ 2, l’action Air France est l’une des moins chères de la cote parisienne. Pour comparaison, le secteur aérien se paie en moyenne autour de 9 à 12 fois les bénéfices, et même un champion rentable comme Ryanair se situe nettement au-dessus. Alors, occasion en or ou piège à valeur ?

La vérité, c’est que cette décote n’est pas une anomalie : elle est en grande partie justifiée par des raisons précises que le marché intègre.

Pourquoi l’action est-elle aussi décotée ?

  • Des bénéfices au sommet du cycle. Le marché ne croit pas que 1,75 Md€ de bénéfice soit reproductible chaque année. Si le pétrole remonte, le résultat peut fondre très vite. Le PER de 2 se calcule sur un profit jugé exceptionnel, pas normalisé.
  • Une activité à faibles marges et très cyclique. Une compagnie aérienne gagne bien sa vie dans les bonnes années et perd beaucoup dans les mauvaises. Les investisseurs paient cette imprévisibilité par une décote permanente.
  • La mémoire de la dilution. Ceux qui détenaient l’action avant le Covid ont vu leur participation laminée. Cette cicatrice pèse durablement sur la confiance.
  • Pas de dividende. Aucune rémunération de l’attente : on ne touche rien tant que le cours ne monte pas.
  • Un actionnariat très étatique. Les États français et néerlandais pèsent près de 40 % du capital, ce qui peut brider les décisions purement actionnariales.

Autrement dit, l’action est décotée parce qu’elle le mérite en partie. Le pari haussier consiste à parier que le marché est trop pessimiste : que le redressement est structurel, que le bilan continuera de s’assainir et que la montée en gamme rend les profits plus durables qu’on ne le pense. Si c’est le cas, le potentiel de revalorisation est réel. Mais ce n’est pas garanti, et c’est exactement pour cela que le titre reste un pari et non un investissement de tout repos.

Le dividende de l’action Air France

Soyons clairs : l’action Air France ne verse aucun dividende, et aucun versement n’est prévu à court terme. Si vous cherchez un revenu régulier, ce titre n’est pas pour vous.

dividende Air France

La raison est simple. Après avoir frôlé la faillite pendant le Covid et bénéficié d’aides d’État massives, le groupe a une priorité absolue : réduire sa dette et consolider son bilan. Chaque euro de trésorerie générée part vers le désendettement et le renouvellement de la flotte, pas vers les actionnaires. Tant que le bilan ne sera pas pleinement assaini, et tant que la rentabilité ne sera pas confirmée sur la durée, le retour d’un dividende restera hypothétique.

Pour mémoire, le groupe n’a plus versé de dividende depuis de nombreuses années. Un éventuel retour serait un signal fort de normalisation, mais il faudrait pour cela un cycle de profits durablement élevés, ce qui n’est pas encore acquis dans un secteur aussi volatil.

Objectif de cours et consensus des analystes

Recommandations des analystes
Une vingtaine d’analystes suivent le titre. La recommandation « Conserver » domine très largement.
Cours actuel
~15 €
Objectif moyen 12 mois
~11,3 €
Potentiel
Négatif

Le verdict des professionnels est sans ambiguïté : la prudence domine. Sur une vingtaine d’analystes qui suivent le titre, la recommandation moyenne est « Conserver » (neutre). On compte environ 5 avis à l’achat, une douzaine à conserver et quelques-uns à la vente.

Surtout, après le rebond du premier semestre 2026, le cours d’environ 15 € est repassé au-dessus de l’objectif de cours moyen des analystes, situé autour de 11,3 € (fourchette d’environ 8 à 18 € selon les bureaux). Autrement dit, le marché a déjà rattrapé puis dépassé ce que le consensus jugeait raisonnable : le potentiel de hausse attendu est désormais négatif à court terme. Plusieurs banques ont ajusté leurs cibles au printemps 2026 (Barclays, Morgan Stanley, Oddo BHF).

Ce que dit le consensus : les analystes ne voient pas, en moyenne, de hausse supplémentaire à venir, le cours ayant déjà dépassé leur objectif moyen. Cela ne veut pas dire que le titre ne montera pas, mais qu’après le rebond, acheter aujourd’hui revient à parier que les analystes sont trop prudents, pas à suivre un potentiel qu’ils valideraient.

Ma notation détaillée

Solidité financière et bilan5/10
Rentabilité (exercice 2025)6,5/10
Valorisation7/10
Dividende et rendement1/10
Visibilité et régularité3/10
4,5/10
Une valorisation très attractive et un momentum bénéficiaire réels, mais plombés par l’absence de dividende et une visibilité faible. Un dossier spéculatif, pas une valeur de fond de portefeuille.

Faut-il acheter, conserver ou vendre l’action Air France ?

Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de votre profil et de votre situation. Voici mon verdict, cas par cas.

Investisseur prudent / débutantÀ éviter

Pas de dividende, forte volatilité, secteur imprévisible. Ce n’est pas une première ligne de portefeuille.

Chercheur de revenus / dividendeÀ éviter

Le titre ne verse rien. Tournez-vous plutôt vers des valeurs de rendement régulières.

Investisseur long terme « buy & hold »Avec prudence

Le pari de redressement est crédible, mais réservez-lui une petite poche, pas une position cœur.

Profil spéculatif / contrarian avertiIntéressant

C’est précisément le type de pari cyclique décoté qui peut payer si le redressement se confirme. À doser et à surveiller de près.

Vous êtes déjà actionnaire, dans le rougeAu cas par cas

Ne vendez pas sous le coup de l’émotion, mais ne renforcez pas pour « faire une moyenne » sans conviction. Demandez-vous froidement si vous achèteriez aujourd’hui au cours actuel : si la réponse est non, la question de l’allègement se pose.

Un dernier point essentiel : Air France-KLM est une action unique, sur un secteur risqué. Si votre objectif est d’investir sereinement et de diversifier, un panier d’actions via un fonds indiciel est souvent plus adapté qu’un pari sur une seule valeur cyclique. Pour explorer cette voie, consultez ma sélection des meilleurs ETF pour PEA, qui permettent de répartir le risque sur des centaines d’entreprises.

Comment acheter des actions Air France en pratique

Bonne nouvelle pour la fiscalité : l’action Air France-KLM est éligible au PEA, l’enveloppe la plus avantageuse pour investir en actions européennes. Après 5 ans de détention, les plus-values ne supportent que les prélèvements sociaux de 18,6 %, contre 31,4 % de flat tax sur un compte-titres ordinaire. Voici les étapes pour acheter le titre, par exemple via un courtier comme Trade Republic.

Si vous débutez, notre guide complet pour investir en bourse reprend tout, de l’ouverture du PEA au passage du premier ordre.

1

Ouvrir un PEA chez un courtier en ligne

Ouvrir un PEA pour acheter des actions Air France

Si vous n’avez pas encore de PEA, ouvrez un compte chez un courtier comme Trade Republic, Fortuneo ou Bourse Direct. L’inscription est 100 % en ligne. Prévoyez une pièce d’identité, un justificatif de domicile et votre RIB. Un seul PEA par personne, plafonné à 150 000 euros de versements.

2

Alimenter votre PEA

Alimenter son PEA pour acheter des actions Air France

Effectuez un virement depuis votre compte courant vers le compte espèces de votre PEA. Délai : 1 à 3 jours ouvrés. Les fonds arrivent sur le compte espèces, c’est de là que vous passerez vos ordres.

3

Rechercher l’action Air France par son ISIN

Rechercher l'action Air France par ISIN FR001400J770 sur Trade Republic

Dans la barre de recherche, tapez le ticker AF ou l’ISIN FR001400J770. C’est la méthode la plus fiable pour tomber sur la bonne ligne, à savoir la holding Air France-KLM cotée à Paris.

4

Passer votre ordre d’achat

Passer un ordre d'achat sur l'action Air France sur Trade Republic

Vérifiez que l’ordre est bien imputé sur votre PEA, puis saisissez le montant ou le nombre de titres. Sur une valeur aussi volatile, privilégiez un ordre à cours limité plutôt qu’un ordre au marché, pour maîtriser précisément votre prix d’entrée.

Le conseil Finance&Co, par Jeremy Hochwelker Air France-KLM n’est pas une valeur que l’on achète les yeux fermés. Dimensionnez votre ligne avec modération, comme un pari assumé et non comme un pilier de portefeuille. Évitez le réflexe de « moyenner à la baisse » sans nouvelle conviction : sur un titre cyclique, une baisse peut traduire une dégradation réelle des perspectives, pas seulement une occasion. Et n’engagez qu’une somme dont la perte éventuelle ne remettrait pas en cause votre équilibre financier.
Jeremy Hochwelker
Jeremy Hochwelker
Fondateur de Finance&Co

Pourquoi je ne détiens pas Air France-KLM

Je ne détiens pas d’action Air France-KLM. Le dossier m’intéresse comme cas d’école contrarian, un titre qui signe un bénéfice record tout en se payant deux fois ses profits, mais une compagnie aérienne reste pour moi l’un des modèles les plus fragiles de la cote : marges minces, dépendance totale au kérosène et à la géopolitique, aucun dividende pour patienter, et une mémoire de dilution encore vive.

Ce qui me ferait éventuellement entrer, et seulement pour une petite ligne assumée comme spéculative : un repli marqué du cours après l’emballement du premier semestre, et la preuve sur plusieurs trimestres que la rentabilité tient même quand le pétrole remonte. À ce stade, après un rebond qui a porté le titre au-dessus de l’objectif des analystes, je préfère rester à l’écart. Mon portefeuille reste construit autour d’ETF S&P 500, de quelques actions françaises, d’or et de bitcoin.

Position personnelle partagée par transparence : je ne détiens pas cette valeur à ce jour. Ceci n’est pas un conseil d’investissement.

Mon avis sur l’action Air France, par Jeremy Hochwelker

Faut-il acheter des actions Air France en 2026 ? Mon avis est nuancé. Le dossier est fascinant : une entreprise qui signe le meilleur résultat de son histoire, se paie deux fois ses profits et reste boudée par les analystes. Sur le papier, c’est exactement le genre de décalage qui attire les investisseurs contrarians.

Mais je reste lucide. Cette décote est en grande partie méritée : les bénéfices sont au sommet du cycle, la moindre flambée du kérosène ou tension géopolitique peut tout faire vaciller, il n’y a pas de dividende pour patienter, et les actionnaires historiques portent les cicatrices d’une dilution brutale. Air France-KLM n’est pas une valeur que je qualifierais de « sereine ».

Ma position : l’action Air France peut avoir sa place dans un portefeuille, mais uniquement comme une petite ligne spéculative, assumée comme telle, chez un investisseur qui comprend qu’il fait un pari de cycle et qui accepte la volatilité. Pour un profil prudent ou en quête de revenus, ce n’est pas le bon dossier. D’où ma note de 4,5/10 : un potentiel réel, mais un risque qui l’est tout autant.

Questions fréquentes sur l’action Air France

Faut-il acheter l’action Air France en 2026 ?

Acheter l’action Air France en 2026 revient à faire un pari cyclique et spéculatif. Le groupe a signé un bénéfice record de 1,75 milliard d’euros en 2025 et se paie une valorisation très basse (PER d’environ 2), mais cette décote reflète des bénéfices au sommet du cycle, une forte sensibilité au kérosène et à la géopolitique, et l’absence de dividende. Le titre peut convenir à un investisseur averti et tolérant au risque, comme une petite ligne spéculative, mais pas à un profil prudent ou en quête de revenus.

L’action Air France va-t-elle remonter ?

Personne ne peut le garantir. Le consensus des analystes est neutre (« Conserver »), avec un objectif de cours moyen à douze mois autour de 11,3 euros, désormais inférieur au cours d’environ 15 euros après le rebond du premier semestre, ce qui suggère un potentiel négatif à court terme. Une remontée durable supposerait que le redressement soit structurel et que le marché, aujourd’hui prudent, révise son scepticisme. À l’inverse, une flambée du pétrole ou un choc géopolitique peut faire rechuter le titre, qui reste très volatil.

Air France est-elle rentable ?

Oui. Après des pertes massives pendant la crise du Covid, le groupe Air France-KLM est nettement repassé bénéficiaire et a même réalisé en 2025 le meilleur résultat de son histoire : un bénéfice net record de 1,75 milliard d’euros et un résultat opérationnel courant supérieur à 2 milliards d’euros. La principale interrogation porte sur la durabilité de cette rentabilité, dans un secteur très cyclique et dépendant du prix du carburant.

L’action Air France verse-t-elle un dividende ?

Non. L’action Air France-KLM ne verse aucun dividende et aucun versement n’est prévu à court terme. Le groupe consacre en priorité sa trésorerie au remboursement de sa dette et au renouvellement de sa flotte. Un éventuel retour du dividende dépendra d’une rentabilité durablement élevée et d’un bilan pleinement assaini.

L’action Air France fait-elle partie du CAC 40 ?

Non, c’est une idée reçue fréquente. Air France-KLM ne fait plus partie du CAC 40. Le titre est aujourd’hui coté au sein du SBF 120 et du CAC Next 20, l’indice des valeurs susceptibles d’intégrer le CAC 40. Sa capitalisation, d’environ 3,9 milliards d’euros, en fait une valeur moyenne (mid cap).

L’action Air France est-elle éligible au PEA ?

Oui. L’action Air France-KLM est éligible au PEA (Plan d’Épargne en Actions), ce qui permet de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans de détention, hors prélèvements sociaux. C’est l’enveloppe la plus avantageuse pour investir sur ce titre.

Jeremy Hochwelker
Jeremy Hochwelker Fondateur de Finance&Co
Biographie

Fondateur de Finance&Co, Jeremy Hochwelker a édité pendant près de trois ans du contenu finance pour des médias reconnus comme Cryptonaute, ActuFinance et 99 Bitcoins. Il investit son propre argent en bourse depuis plus de deux ans (ETF S&P 500, actions françaises, or, bitcoin) et partage ici la méthode qu’il applique réellement.

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